Les fermiers de la Francilienne
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Les fermiers de la Francilienne

L’accueil de TIG (Travail d’Intérêt Général) : Une expérience innovante de réparation pénale.

Construire avec les jeunes sous main de justice du 93 !
En plus d’être initié au métier de fermier, nous proposons avec nos partenaires un accompagnement renforcé pour les jeunes sous main de justice du 93 dans le cadre d’un financement européen pour l’emploi des jeunes. C’est sur cette démarche
innovante que notre équipe souhaite continuer à s’engager pour expérimenter une prise en charge différente de jeunes non qualifiés qui ont eu, dans leur parcours personnelles, des problèmes avec la justice. Il n’y a pas de fatalité, des solutions existes, à nous tous, collectivement de les trouver et de co-construire ensemble un territoire dynamique avec toute leur énergie !

Se mettre au vert pour reprendre sa vie en main, un bon point de départ ! Les Travaux d’Intérêt Général effectués par les condamnés sous la coordination d’encadrants techniques rentrent dans une logique de création de lien social et de citoyenneté.

Dans la mesure du possible, nous privilégions l’interaction, l’échange de connaissances, la mise en responsabilité, et l’apprentissage collectif loin des dispositifs professoraux. Ce système est facteur d’autonomie et de prise de confiance en soi, dans une société où les individus cumulant les difficultés sociales sont trop souvent mis de côté ou cantonnés au mépris.
Ces savoir-faire et savoir-être, difficilement quantifiables, sont des atouts indéniables dans la poursuite de leur parcours de vie sociale et professionnelle et pour une réinsertion durable.

De manière générale, via les activités proposées et la démarche associée, les fermiers de la Francilienne souhaitent transmettre aux personnes en TIG des valeurs de citoyenneté et de solidarité. Il s’agit là d’une base importante qui peut leur permettre d’éviter la récidive, grâce au socle de valeurs de “vivre ensemble” qu’elle renvoie.

Nous proposons des activités éco-responsables d’animation de territoires et d’éducation à la citoyenneté et au développement durable, en partenariat avec le GRAINE, les Colibris et la Ligue de l’Enseignement. Ces activités servent de support à la remobilisation de nos bénéficiaires.

Créer du lien social
Le fil conducteur de notre projet de réparation s’attache à faire du TIG ou de l’aménagement de peine un facteur de création de lien social et de citoyenneté, afin que ces travaux comportent une réelle dimension de remobilisation.
Nous cherchons à ouvrir les jeunes accueillis aux activités de proximité, afin de construire des passerelles entre des populations habituellement cloisonnées, mais aussi de repositionner l’individu au coeur de son parcours de vie social, professionnel et culturel.

Apprendre à apprendre
Nous cherchons à inventer un processus d’éducation active : les participants sont réellement acteurs, ils deviennent progressivement autonomes dans l’acquisition des savoirs. Dans la mesure du possible, nous privilégions donc l’interaction, l’échange de savoirs, la mise en responsabilité et l’apprentissage collectif loin des dispositifs professoraux.
Nos jeunes ont l’opportunité d’être parties prenantes du développement de projets porteurs de sens, s’appuyant au quotidien sur des valeurs d’entraide et de citoyenneté.

Favoriser l’acquisition des savoirs
Nous souhaitons faire de nos sites des lieux alliant production durable et pédagogie par le “faire” : l’encadrement de nos jeunes sous main de justice par des profils expérimentés sur des activités variées et vertueuses sur le plan environnemental et social (récupération des invendus, restauration solidaire,...) permet de développer de nouveaux savoir-être et savoir-faire. Peut ainsi se développer une employabilité sur des secteurs d’avenir liés au Développement Durable.

Partenaires du FSE depuis 2016, nous avons renforcé notre dispositif d’accompagnement vers l’emploi par le recrutement d’une équipe dédiée. Chaque jeune bénéficie ainsi d’un accompagnement personnalisé (minimum 60 heures), en plus de son travail à la ferme, lequel constitue une remobilisation professionnelle mais également une formation pré-qualifiante sur des métiers d’avenir.

Avec plus d’un TIGiste sur trois ayant décidé de prolonger sa peine par du bénévolat, la ferme affiche un bilan positif que nous mettons au crédit des spécificités de notre pédagogie.
Spécificité n°1
Mettre l’éducation populaire au centre pour développer les capacités à vivre Ensemble.
Être considéré comme une personne en évolution constante permet de faire évoluer positivement le regard que l’on porte sur soi et sur son environnement
Spécificité n°2
Devoir prendre soin des canards et des lapins développe l’empathie, montre les limites à ne pas dépasser et permet de s’affranchir du jugement
Spécificité n°3
Favoriser les activités de groupe pour reprendre pied dans un cadre collectif. Le midi par exemple, tout le monde s’assoit autour d’une grande table pour partager le repas dans la convivialité
Spécificité n°4
Mixer des populations hétérogènes pour favoriser les échanges.
Ces rencontres cassent les préjugés des uns et des autres et ouvrent au dialogue et à la compréhension mutuelle
A ce jour... Nous avons encadré au sein de nos 3 sites plus de 300 personnes pour 8000 heures de TIG depuis février 2014, en partenariat avec les Préfectures et SPIP du 93 et du 95.
Sont à noter un faible taux de récidive des condamnés durant le TIG (3 %), ainsi qu’un taux d’assiduité satisfaisant, les 8/10e des condamnés terminant leur TIG. Des liens de qualité ont d’une manière générale été tissés avec la ferme, favorisant la réinsertion du jeune. 20% d’entre eux ont été embauchés, 32% ont prolongé leur TIG par du bénévolat, et 57% ont formalisé un projet professionnel à l’issue du TIG. Enfin, les 2/3 ont bénéficié d’une réorientation vers un service social ou professionnel.